Bevestiging: Cel voor Jean-Claude Mas oprichter bedrijf PIP borstimplantaten

Vier jaar cel voor brein achter lekkende borstimplantaten

Het hof van beroep in het Zuid-Franse Aix-En-Provence heeft vorige week de celstraf voor de oprichter van PIP (Poly Implant Prothèse) bevestigd. De 76-jarige Jean-Claude Mas werd in 2013 al veroordeeld tot vier jaar gevangenisstraf en een boete van 75.000 euro. Ook mag hij nooit meer een medische professie uitoefenen of een bedrijf leiden. Ook de vier voormalige leden van de raad van bestuur van PIP hadden in eerste aanleg straffen tot drie jaar cel gekregen. Ook deze werden maandag in beroep bevestigd.In 2012 toonde Zembla aan dat er veel meer patiënten de onveilige PIP-borstprotheses hadden gekregen dan de Inspectie voor de Volksgezondheid wist. Meer dan duizend Nederlandse vrouwen met een PIP-borstimplantaat hoorden dat zij een verhoogde kans lopen op ernstige gezondheidsklachten door geknoei met siliconen door de fabrikant. De PIP-implantaten zijn jarenlang gebruikt door artsen in Nederlandse ziekenhuizen en klinieken, omdat ze een CE-markering hadden.

Zembla toont in 2014 verborgen camerabeelden waarop is te zien hoe een ondeugdelijk heupimplantaat door keuringsbedrijven uit verschillende landen in Oost-Europa van een CE-keurmerk wordt voorzien. In Europa zijn meer dan 70 keuringsinstanties actief die medische hulpmiddelen mogen certificeren met een CE-markering. Wie eenmaal een CE-certificaat heeft bemachtigd, mag ongeacht waar de keuring heeft plaatsgevonden, zijn product in alle EU-landen verkopen. Ook in Nederland.
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Prothèses PIP : Jean-Claude Mas condamné à quatre ans de prison ferme

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

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Jean-Claude Mas devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence . | BORIS HORVAT / AFP

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné lundi 2 mai Jean-Claude Mas, fondateur de la société Poly Implant Prothèse (PIP), à quatre ans de prison ferme, confirmant la peine prononcée en 2013 en première instance. L’homme, âgé de 76 ans, a de nouveau été reconnu coupable de fraude aggravée et d’escroquerie à l’égard de la société allemande de certification TÜV.

M. Mas doit également payer une amende de 75 000 euros et se voit interdire définitivement d’exercer dans le domaine de la santé et de gérer une société.

PIP avait commercialisé et vendu à des milliers de femmes dans le monde des prothèses mammaires fabriquées sans respecter les normes sanitaires et donc potentiellement dangereuses.

Le parcours judiciaire de cet ancien épicier devenu l’un des plus importants fabricants d’implants mammaires du monde n’est pas terminé. L’homme est toujours mis en examen dans deux autres procédures, l’une pour homicide et blessures involontaires, l’autre concernant les aspects financiers de l’affaire.

Deux cancers diagnostiqués

Au cours de son procès en appel, qui s’est déroulé au palais des congrès d’Aix-en-Provence pour accueillir des centaines de parties civiles, M. Mas avait encore dit avec insistance que son gel de silicone maison, fabriqué à partir d’huile industrielle, ne comportait aucun danger. « Escroquerie ? Je ne comprends toujours pas, escroquerie au préjudice de qui ? », a-t-il déclaré. Les employés ont raconté devant la cour une entreprise entièrement soumise à son fondateur, qui ne tolérait pas la critique, et surtout pas sur son gel, « le meilleur du monde ».

Dans ce procès hors norme, 7 000 femmes se sont portées partie civile. L’une d’elles a évoqué « une bombe à retardement » installée dans son corps, quand d’autres ont parlé de « vies gâchées ». « Ils ont fait de nous 7 000 rats de laboratoire », a constaté, désabusée, une victime.

Des dizaines de milliers de prothèses mammaires frauduleuses ont été écoulées dans le monde entier, notamment en Amérique du Sud. Les autorités sanitaires françaises font état de 18 000 femmes qui ont dû se faire retirer leurs prothèses, pour partie à la suite de ruptures ou d’irritations. Deux cancers ont été diagnostiqués.